Rendre l’invisible visible : améliorer le soutien offert en milieu de travail aux femmes ayant des douleurs chroniques

14 juillet 2026

De nombreuses personnes ayant des douleurs chroniques vivent une réalité qui n’est pas toujours visible. Pourtant, cette réalité peut avoir des répercussions sur presque toutes les sphères de la vie quotidienne.

Elle peut affecter le niveau d’énergie, la concentration, le sommeil et le bien-être mental. Elle peut teinter la façon dont une personne agit au travail, à la maison et dans sa collectivité. Et pour de nombreuses femmes, c’est une réalité qu’elles continuent trop souvent de porter en silence.

Pourtant, la douleur chronique est beaucoup plus répandue et plus complexe qu’on ne le croit.

Partout au Canada, des millions de personnes la subissent et, à l’échelle mondiale, elle touche une personne adulte sur cinq. Malgré sa prévalence, la douleur chronique continue d’être sous-estimée, surtout en ce qui concerne l’expérience vécue par les femmes.

Les femmes sont touchées de façon disproportionnée et, souvent, leurs symptômes sont plus graves et leur parcours vers un diagnostic et des soins, plus long.

Évoquer la santé des femmes dans les conversations

À la Sun Life, ces faits nourrissent une réflexion plus vaste sur la santé des femmes en milieu de travail.

Grâce à son leadership, Helena Pagano, vice-présidente générale et première directrice, personnes et culture à la Sun Life, contribue activement à donner une plus grande visibilité aux sujets qui ont toujours été négligés : ménopause, fertilité, douleur chronique.

« Trop souvent, les problèmes de santé des femmes sont vécus en silence, affirme Helena. Créer un espace propice à des conversations ouvertes et honnêtes est une étape essentielle pour favoriser la compréhension. »

Dans le cadre de ce travail, Helena a récemment animé une séance sur le bien-être pour le personnel à l’échelle mondiale qui portait sur la douleur chronique et la santé des femmes, avec la participation de la Dre Tania Di Renna, directrice médicale au Toronto Academic Pain Medicine Institute (TAPMI) du Women’s College Hospital. La Dre Di Renna dirige des travaux révolutionnaires visant à combler les lacunes de longue date en matière de douleur chronique chez les femmes et les personnes de diverses identités de genre.

La discussion visait à élargir la perception de la douleur chronique. « La douleur chronique n’est pas seulement un symptôme, c’est une maladie à part entière, affirme la Dre Di Renna. Elle survient lorsque le signal de douleur persiste, même en l’absence de menace physique. »

Elle souligne également que la douleur chronique ne se limite pas aux symptômes physiques : elle est aussi influencée par des facteurs mentaux, émotionnels et sociaux. Cette réalité aide à comprendre pourquoi tant de personnes continuent d’« avancer malgré tout », même lorsque la douleur a des répercussions sur leur quotidien.

Cette perspective est essentielle. « Lorsque les problèmes de santé ne sont pas constants, prévisibles ou visibles, il peut être plus difficile d’en parler, ajoute Helena. C’est pourquoi la sensibilisation et l’empathie sont si importantes. Elles contribuent à créer un environnement où les gens se sentent reconnus. »

Pourquoi le milieu de travail joue un rôle essentiel

La douleur chronique ne disparaît pas une fois la porte du milieu de travail franchie.

Pour beaucoup, composer avec la douleur chronique tout en poursuivant sa carrière peut représenter un véritable défi, qu’il s’agisse de vivre avec des symptômes qui fluctuent ou de concilier ses besoins de santé avec les attentes du travail.

« Lorsque les signaux de douleur sont constants, ils nuisent à la concentration, à la prise de décisions, au sommeil et à la capacité de fonctionner de façon constante. Cela influence la manière dont une personne peut donner le meilleur d’elle-même au travail », affirme la Dre Di Renna.

Les données de la recherche de la Sun Life sur la santé des femmes montrent que de nombreuses femmes n’ont pas toujours le sentiment que leurs problèmes de santé sont pleinement compris au travail. Cela représente une occasion importante pour les employeurs de mieux accompagner leurs employées dans la gestion de leur santé, tout en leur permettant de poursuivre leur carrière.

« Nous savons que, lorsque les gens se sentent soutenus dans leur santé, leur expérience du travail s’en trouve transformée, affirme Helena. Il ne s’agit pas seulement d’offrir les bons programmes; il faut aussi bâtir une culture où les gens se sentent à l’aise de s’exprimer et de demander du soutien lorsqu’ils en ont besoin. »

Soutenir davantage la santé des femmes

À la Sun Life, ce travail fait partie d’un engagement plus large à l’égard du bien-être. Cela passe notamment par la création d’espaces propices à des conversations ouvertes, par une sensibilisation accrue et par l’accès à des ressources, à de la flexibilité et à un soutien adapté qui aident les femmes dans leur parcours santé.

Ces efforts s’inscrivent dans la raison d’être de la Sun Life : aider les Clients et les Clientes à atteindre une sécurité financière durable et un mode de vie sain. Cette ambition s’applique aussi aux personnes qui travaillent chez nous.

« Ces discussions sont importantes, affirme Helena. Elles aident les gens à se sentir reconnus et elles créent un élan de changement dans les milieux de travail. »

Écouter la conversation

Regardez les moments forts de la séance avec la Dre Tania Di Renna pour mieux comprendre la douleur chronique dans le contexte de la santé des femmes, ainsi que le rôle que nous pouvons jouer, ensemble, pour bâtir des milieux de travail plus bienveillants.

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[On entend une musique inspirante.]

[Une femme et une jeune fille, en vêtements de sport, font du yoga sur des tapis dans un salon.]

[Logo de la Sun Life]

 

SURIMPRESSION : Votre bien-être avec Helena

 

HELENA :

Nous parlons aujourd’hui d’un sujet qui
touche plus de gens qu’on ne pourrait

le croire : la douleur chronique.

 

[Fin de la musique.]

[Helena, debout au podium devant un arrière-plan de la Sun Life, s’adresse à un public hors champ.]

 

SURIMPRESSION : Helena Pagano, VPG et première directrice, personnes et culture, Sun Life

 

HELENA :

Au Canada, 1 personne sur 5
vit avec la douleur chronique,

et elle est plus répandue chez les femmes
que chez les hommes.

Je suis heureuse de recevoir
Tania Di Renna, médecin et

directrice médicale du
Toronto Academic Pain Medicine Institute.

La Dre Di Renna prône une approche holistique
de la gestion de la douleur chronique.

Selon elle, les facteurs physiques,
psychologiques et sociaux ont une grande

influence. Il faut voir au-delà des résultats
des tests et des examens d’imagerie.

 

[Helena et la Dre Di Renna, assises côte à côte dans des fauteuils, sur une estrade, ont une discussion devant un public hors champ.]

HELENA :

La douleur chronique, c’est quoi, au juste?
Comment se manifeste-t-elle?

 

[On passe à un plan sur la Dre Di Renna, et on alterne entre les plans sur la Dre Di Renna et les plans sur les deux interlocutrices.]

 

SURIMPRESSION : Dre Tania Di Renna, directrice médicale, Toronto Academic Pain Medicine Institute

 

Dre DI RENNA :

La douleur, c’est une expérience sensorielle
et émotionnelle déplaisante.

La douleur chronique est un état pathologique.

Après la guérison des tissus –
disons que vous avez une coupure au pied

ou une brûlure au doigt –
vous aurez des réflexes de protection,

qui sont utiles au stade de la douleur aiguë.
Si la brûlure guérit, mais que vous

ressentez toujours de la douleur
et avez toujours ces réflexes,

c’est maintenant de la douleur chronique.

 

SURIMPRESSION : La douleur est réelle, même après la guérison.

 

Dre DI RENNA :

Le message n’est plus utile.
Votre système d’alarme est défectueux.

Vous recevez des signaux de douleur
même si la zone est guérie et n’a plus

besoin de ces mécanismes de protection.
Lorsqu’on est bombardé de signaux de

douleur, il est difficile de se concentrer.

 

[L’écran est divisé en deux : à droite, on voit la Dre Di Renna dans son fauteuil, et à gauche, du texte superposé sur un fond jaune pâle.]

 

SURIMPRESSION : La douleur chronique affecte : le sommeil, les relations, le travail.

 

Dre DI RENNA :

Votre sommeil est affecté, car la douleur
interfère avec les centres du sommeil,

le rythme circadien, les relations et
la capacité de fonctionner au travail.

 

HELENA :

Parlons des facteurs psychologiques
et sociaux, de l’état de stress

et de leur influence sur la douleur.

 

Dre DI RENNA :

Il est impossible de traiter la douleur
chronique avec un seul type de soins.

Il faut une approche multidisciplinaire.

 

[L’écran est divisé en deux : à droite, on voit la Dre Di Renna, sur le fauteuil, et à gauche, du texte superposé sur un fond jaune pâle.]

 

SURIMPRESSION : Pour traiter la douleur chronique, on utilise la pharmacothérapie, la physiothérapie et la thérapie en santé mentale.

 

On combine trois types de traitements :
la pharmacothérapie, la physiothérapie

et la thérapie en santé mentale.
Les trois traitements sont essentiels.

 

[On voit maintenant Helena, sur le fauteuil, qui parle à la Dre Di Renna.]

 

HELENA :

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un
qui vit avec la douleur chronique et qui

hésite à aborder le sujet au travail?

 

SURIMPRESSION : La communication est essentielle.

 

[On passe à un plan sur la Dre Di Renna qui parle à Helena.]

 

Dre DI RENNA :

La clé, c’est la communication productive.
Certaines personnes poussent, et poussent,

jusqu’à atteindre un point de non-retour.
Je suggère de simplement dire :

« Je ne peux pas faire cela.
Voici mes limites. Je dois gérer

mon rythme pour arriver
à accomplir toutes mes tâches. »

[On passe à un plan sur Helena, qui parle à la Dre Di Renna.]

 

 

 

HELENA : 

L’activité physique et les bonnes habitudes
sont la solution à bien des maux.

 

[On passe à un plan sur la Dre Di Renna, qui répond à Helena.]

 

Dre DI RENNA :

Les services paramédicaux et les services
des médecins sont de bonnes solutions.

Mais vous devez pouvoir faire des choses
par vous-même.

Par exemple, en physiothérapie, il ne faut
pas que la personne fasse trop de manipulations

 – ce que l’on appelle l’approche passive.
Il faut que l’on vous enseigne

la technique. Comment faire
ces exercices à la maison?

 

[Une femme en vêtements de sport fait des étirements sur un tapis de yoga dans sa chambre.]

[Une autre femme en vêtements de sport fait de la corde à danser au gym, devant des fenêtres.]

[Un couple plus âgé, en vêtements confortables, marche en forêt avec un chien et discute.]

 

Dre DI RENNA :

Comment faire les étirements?
Quels exercices faire au gym?

Ou même seulement marcher tous les jours?

 

[On passe à un plan sur la Dre Di Renna, qui parle avec Helena.]

 

Dre DI RENNA :

Je ne vais plus au gym. J’ai des poids
à la maison, je fais mes exercices

dans mon bureau, et c’est tout.
Nos attentes envers nous-mêmes

ne sont pas réalistes. Il faut penser à
décomposer les tâches en petits morceaux

pour être en mesure de fonctionner
et de travailler.

 

[On passe à un plan sur Helena, qui parle avec la Dre Di Renna.]

 

HELENA :

Merci. Vous nous avez aidés à comprendre
la complexité de l’enjeu

et à reconnaître ce que nous
pouvons faire nous-mêmes.

Vous nous avez suggéré des ressources
et il est évident que vous voulez aider

les gens à s’épanouir et à être
à leur meilleur. Tout est interrelié!

 

[On entend une musique inspirante.]

[Le public hors champ applaudit.]

[Logo de la Sun Life]

[Fin de la musique.]